Musique des Mots, Prologue!


Sur l'air du King, j'entame ce nouveau blog plein de promesses de débilités futurs et présentes, d'orthographe incertain et d'aptitudes à faire pâlir un phoque manchot. L'écriture automatique mon ami, la stupidité mon allier, la musique ma joie et mon dandinement, déhanchement sans foi ni loi. ♫

Parce que finalement, je finis toujours par revenir par ici, cette fois j'y reste! Archives à mettre à la poubelle, moussaillon, nous voilà repartie pour des articles tout aussi inutiles les uns que les autres. Épanchement d'un esprit enfantin, rien de plus. Envie de prendre le clavier pour pianoter un air de Jazz d'autochtones... Pouèt, Zouing, Flap, ziiive! Plouf.

Toi pouvoir m'appeler Lili Moon si toi pas savoir prononcer mon vrai prénom, Lalaith.
Toi pouvoir fuir avec chaussures par-dessus cou, Lili pas en vouloir à inconnu.

À l'abordage!

© Lalaith Moon

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 17:33

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 19:24

Hier, Aujourd'hui, Plus tard... Chapitre premier.


Faut-il que je me présente, modeste humaine, graine de poussière, raclure d'incohérence, inspiration futile, gamine hébétée, sourire naïf...?


J'ai perdu une montre magique, lorsque j'étais petite. Elle avait le pouvoir de me transporter hors du temps, hors de la réalité. Je la regardais d'un air sérieux, et je tournais solennellement les aiguilles, décidant du temps, disposant d'un pouvoir incommensurable entre mes mains d'enfants. Lorsque je repoussais le bouton, enclenchant ainsi un processus de non-retour, je laissais tomber mon bras lentement et j'observais autour de moi.
Et un monde se créait. Les arbres poussaient si vite que je ne pouvais les voir, la faune dense m'écorchaient les pieds sans que je ne proteste. Ici, c'était moi la reine. Je jouais à la course avec un singe savant, je grimpais aux palmiers, je riais avec les nuages.
Sous le regard ébahi de réalité.
Aujourd'hui, la montre, elle est dans mon esprit.

Connais-tu le pays blanc? Là-bas réside tous les griffonnages, les dessins, les croquis, tout ce qui n'a pas encore été créé. Je le connais depuis toute petite. Dans ce pays, tous attendent de partir pour rejoindre notre monde. Lorsque vous appuyez votre mine sur la feuille pour commencer un dessin, là-bas il disparaît au fil de votre avancé. Je n'ai pas toujours compris ce monde, mais je l'aimais. Je crois. Le pays blanc... Sa lueur blafarde, son infinité, son vide, son calme.

Les histoires...les mondes. Peter m'a soufflé à l'oreille de toucher la poussière de fée et depuis je suis fasciné par l'imaginaire. Je ne le savais pas encore, mais j'ai toujours eu de l'encre à la place du sang. Lorsque je découvrais, vivais les mots, j'en restais ébahis; Sangloter... Sueur froide... figée d'effrois...Le pouvoir des mots était effrayant, magnifique.

Le contre-courant, c'était mon cheval de bataille, avant. Pendant l'adolescence, je disais que l'humanité était une putain. Aujourd'hui, c'est le Ying et le Yang.

J'en ai terminé avec l'école, et il est assez grisant de se dire que mon seul soucie aujourd'hui sera de trouver un travail...et d'écrire, toujours plus, infiniment. Pouvoir faire des tonnes de projets, sans avoir par derrière la menace d'un conseil de classe ou d'un examen où je n'aurais, de toute façon, pas pris la peine de réviser. Quand j'y repense, c'est une évidence. Même à 3 ans, je hurlais pour ne pas y aller. J'ai même tenté de fuir, bousculant tout le monde sur mon passage pour courir vers la sortie.
Pauvre mère, quand j'y pense...

Aujourd'hui ? Nouvelle vie, faut croire. Nouvel objectif, nouvelle liberté, nouvelle découverte. L'important sera de garder le cap, de tenir la barre sans faiblir. Garder dans l'optique que je fais ça pour mes rêves, uniquement pour eux. Mes chimères, ma vie, ma passion, rien que des mots sur une feuille. La beauté des mondes, juste mon émotion. Le reste n'est que poussière.

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 19:13

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 20:15

Michael Jackson
1958-2009*

Un roi est mort, mais sa musique est éternel... <3

Michael Jackson, mort ? Mais non voyons, c'est une erreur. Grossière d'ailleurs. Il est le roi, il occupe son trône sans même en avoir conscience, il est un génie à l'état pur.

Était un génie...Comme c'est étrange.

Refus de grandir, fascination de Peter Pan, passion qui surpasse tout, son envie d'avoir une famille mais pas de compagne, son Neverland construit de toute pièce, son combat, ses messages... Comment ne pourrais-je pas me sentir attristé par sa mort ?

Au plus j'y pense, au plus je le découvre, au plus je déplore sa mort. Ses accusations, je n'y ai jamais cru, parce qu'en le regardant grimper dans un arbre ou jouer avec les enfants, ou encore montrer à la caméra cette représentation de Peter Pan, je ne pouvais m'empêcher de sourire. Bien sûr, nous n'avons pas les mêmes raisons de vouloir rester enfant. Lui, c'est justifié. Moi, ça doit juste être une de mes névroses.

Comment aurais-je pu le croire? Rien que d'évoquer ces stupides rumeurs me révolte aujourd'hui. C'était un homme qui s'est battu pour défendre les autres, qui est venu en aide aux enfants, qui nous a apporté du rêve à profusion, et ce ne serait en fait qu'une grande personne comme les autres? Bien sûr que non... Si même la facette blanche de l'humanité est pourrit, autant attendre 2012 avec impatiente en espérant une fin du monde... Et je refuse de le croire.

Il est triste de voir un génie mourir pour se rendre compte à quel point il nous a apporté. Il portait le nom de Roi de la pop avec un naturel déconcertant. C'était le meilleur, un point c'est tout. Et je croyais qu'il n'avait pas vraiment d'importance pour moi. C'est pour ça que je me fichais de son procès, de toutes ces rumeurs. C'était Michael, l'extra-terrestre génial, qui passait encore sur l'écran. Bien que son aspect zombie au fil du temps m'a fait mal au c½ur... je ne disais rien. Je pensais sans doute que c'était ridicule de s'attacher à une star.

Aujourd'hui je réécoute ses musiques, je regarde ses clips et j'ai l'impression de ne plus pouvoir m'en passer. Je regarde ses photos, et je le trouve beau. Et je trouve ça normal.
Après tout, l'humanité a perdu ce qui semble être le dernier génie de la musique.

[ Il suffit de regarder pour comprendre.]

Heeey! He cheats!!

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 21:21

Modifié le mardi 14 juillet 2009 10:47

[ Chimère & Réalité ]

Chimère pointe du doigt l'horizon. Derrière sa petite main d'enfant apparaît l'astre d'argent. Je souris, un air nostalgique peint sur le visage.
- Quand tu douteras, il te suffira de la regarder.
- Je le sais bien Chimère. Elle ne m'a jamais quitté. Lune m'a protégé pendant tout ce temps...
Je soupire en observant la mère des rêveurs, entouré de ses étoiles protectrices. Une autre main, moins légère, se pose sur mon bras. C'est Réalité, la s½ur jumelle de Chimère. Elle me montre le bitume que j'avais refusé jusqu'à présent de regarder, posté à ma fenêtre.
- Quand tu t'envoleras trop haut, il te suffira de la regarder.
Les cheveux noirs de Réalité virevolte devant son visage poupin. À vue de nez, elle doit avoir le même âge que sa s½ur...cinq ans peut-être. Voilà des années qu'elles me suivent tout deux, me rappelant de ne pas dévier du sentier que je me suis tracé. Je ris et ne peux m'empêcher de tirer la langue à Réalité. J'ai mis longtemps à la comprendre, contrairement à sa s½ur. Mais aujourd'hui, je sais ce qui se cache derrière son visage sérieux et ses yeux marqués par la dureté.
- Regarde, Réalité, répondis-je en désignant l'horizon, où des sapins rivalisaient de beauté derrière les maisons de mon quartier. Ça aussi, ça fait partie de ton monde.
Un chat de gouttière traverse la rue vide, faiblement éclairé par un lampadaire grésillant. Je ferme les yeux et inspire profondément l'air de la nuit. La veille, il avait plu, et j'avais ouvert la bouche en grand, renversant ma tête pour pouvoir goûter à l'eau du ciel. Aujourd'hui, tout est calme.
Cracotte vient à mes côtés, réclamant une caresse. Chimère se penche et passe négligemment sa main derrière ses longues oreilles.
Mais malgré mon regard posé sur Mère Lune, une pensée s'échappe de mes lèvres, presque inconsciente.
- J'ai tellement de rêve Chimère...tu ne crois pas que je...que je vise bien trop haut pour moi? Après tout, je suis comme tout le monde.
Réalité émet un petit claquement de langue agacée, le tout agrémenté d'un sourire moqueur. Je sais ce qu'elle va dire, elle ne prend donc même plus la peine de répondre.
Chimère termine tranquillement de caresser Cracotte, mais son visage ne reflète pas la rêverie à laquelle je suis coutumière. Elle se relève, réclame mes bras. Je la saisis sous les aisselles et la soulève, l'installant sur ma hanche sans un mot.
Elle approche sa bouche de mon oreille, comme pour me confier un secret, et murmure:
- Tu n'es pas comme tout le monde. Personne n'est comme tout le monde. Toi, tu le sais: ils ont tous un rêve. Ce qui changera, c'est ta capacité à y croire. Avance, toujours. Qu'as-tu à y perdre ?
Chimère saisit mon menton et tourne ma tête vers le haut; mon regard est aussitôt attiré vers les étoiles, toujours plus nombreuses, plus belle.
- Deuxième étoile à droite, et tout droit jusqu'au matin...tu te souviens?
Les pensées de Chimère ont toujours étaient contagieuses, surtout avec moi, enfant perdu. Un sourire enfantin sur les lèvres, je ris en enjambant le rebord de la fenêtre, déposant Chimère sur la gouttière.
Je me retourne. Réalité a croisé les bras d'un air boudeur, les mâchoires serrés.
- Tu ne viens pas avec nous Réalité? demandais-je avec douceur.
- À quoi bon me poser la question si tu connais déjà la réponse?
Je hausse les épaules, ne me départissant pas de mon sourire. Je pose mon index sur son front; son regard se fait plus dur encore. Elle n'aime pas les enfantillages.
- Tu sais quoi Réalité ? soufflais-je, alors que Chimère jouait avec une fourmi perdue, Un jour, toi et moi, on travaillera main dans la main. Et tu deviendras si belle que même Chimère t'enviera.
Et, avec un dernier rire, j'ébouriffe les cheveux de la petite fille aux cheveux noirs, avant de m'envoler vers la lune, jouant à la course avec une Chimère recouverte de poussière de fée.

# Posté le samedi 04 juillet 2009 14:21

Modifié le mardi 14 juillet 2009 10:48

*
Actualité & Idiotie


***** Centres, centres! J'ai voulut tenter et à présent j'y suis jusqu'au cou. Il est des choses que je n'aime pas, pour lesquels je ne suis pas faite. Je n'arrive pas à gronder, je n'arrive pas à comprendre pourquoi j'interdit des choses, soit disant par sécurité. J'ai l'impression d'endosser mon habit de grande personne chaque matin. Je parle aux parents avec un ton sérieux et amusé à la fois, comme pour dire « Ne vous inquiétez pas, je suis adulte, je sais m'occuper de votre enfant. Mais je sais aussi l'amuser. Ne suis-je pas une animatrice parfaite? ». Non, vraiment, je suis mal à l'aise dans pas mal de chose. Danser devant tout le monde, seule, prendre des responsabilités, faire comme les autres... Je n'y arrive pas. Je ne passe pas au dessus de mon caractère finalement, j'aurais dû m'en douter pourtant. Je n'ai pas cette aisance pour jouer un rôle. Et après, on me demande pourquoi je suis fasciné par les acteurs ...

***** D'autres choses m'enchantent. Des scénarios bien ficelé pour les enfants, comme ce jour où nous avons tous prit l'avion. Habillé en « hôtesse de l'air », je parcourais les rangés où les enfants étaient assis. J'ai fait deux ou trois geste pour mimer le métier, mais me suis vite assise parmi les enfants. Devant moi, pilote et copilote, assis sur leurs sièges, nous tournait le dos. Des tubuleuses agitaient l'appareil, et tous se mettaient à crier. Puis l'avion piquait du nez, nous penchions tous vers l'avant, les cris s'intensifiant. Et c'était le crash. Bam, tous le monde hors de son siège, belle panique à l'horizon, rires surplombant la peur. Nous devions ensuite tous nager vers l'île, que nous apercevions au loin (qui était en réalité une salle de sport. Imaginations, quand tu nous tiens!). Une fois arrivé là-bas... Mon dieu, les cris des autres animateurs « Où est-ce qu'on est? », « Mon dieu, on est perdu! », mon sourire ravis, et enfin... cette musique de pirates des caraïbes. Ces grandes personnes qui retirent leurs habits pour dévoiler leurs identité de pirates. Cette prise d'otage, ces cris de frayeur feint. Pendant quelques secondes, magiques, j'étais belle et bien sur une île. Les vagues venaient frapper les débris de notre avions, et les pirates recouvert de cicatrices réclamaient notre argent. Nous avions envahi leurs terres, bien inconsciemment.

*****Aaah discourt inutile. Je dois encore écrire un conte, que je devrais déclamer demain. Autant je suis à l'aise à l'écrit, autant l'oral ne m'a jamais réussit. Et puis...Lloyd et Kira me manquent. Je languis déjà de nos futurs aventures. Je languis de la relecture, des corrections, de la finition... De pouvoir tenir dans mes mains ce manuscrit.

Oh, puis après tout, j'fais c'que j'veux. C'est mon blog.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 10:02

Actualité & Idiotie
Deuxième partie

***J'ai passé une excellente soirée, samedi dernier. Rien qu'en arrivant, je riais avec tout le monde, je m'amusais d'un rien, je hurlais quand on passait du Michael Jackson.
Et puis oui: j'ai bu du faux champagne. Oui, je perdais conscience, parfois. Faut-il pour autant que je me justifie à chaque fois qu'une chose pareil m'arrive ?

***La première fois, lorsque j'ai décidé que je tenterais, à l'âge de 19 ans (et après on vient dire que je suis alcoolique! Le comble!), pour savoir et comprendre pourquoi ce que j'appelais les « ados en crise » étaient attirés irrésistiblement vers la boisson de ce genre, je n'ai pas changé de personnalité pour autant. Je n'ai pas « mal tourné ». Loin de là. Chaque fois que ça m'arrive, et aujourd'hui j'élève le compte à 3 (attention! Bientôt les AA!), je ris, beaucoup, mais je finis toujours par observer le ciel étoilée avec un sourire, l'herbe qui m'entoure, les arbres que j'ai envie d'escalader ou de serrer dans mes bras. Comme d'habitude.

***J'ai parfois des comportements enfantins, qui me semblent naturels. Grimper à une barrière, rire d'un rien, me moquer gentiment d'un comportement de grande personne, poursuivre un chien, dire à voix haute que j'ai aperçu une fée... Ce qui forme, en gros, ma personnalité, pas mal de gens hochent la tête avec un sourire en me disant que j'ai sans doute pris de la drogue. Je vais finir par me forger une réputation de véritable hippie. Et pourtant, non, la drogue...elle est juste dans mon esprit.

*** Alors oui, maintenant, je ne me moque plus de ces soit disant ados en crise. Il faut comprendre pour juger, et je l'ai vite comprit.
Et non, ce domaine ne m'intéresse toujours pas. Tout comme le sexe, la drogue, le couple, bref, tout ces trucs qui sont à milles lieux de moi, dont je parle avec amusement et curiosité innocente, au final j'en arrive toujours à la même conclusion: je m'en fous royalement. Il suffit que je pense aux chimères, et tout le reste s'évanouie. C'est donc normal, les rares fois où j'ai un comportement qui dévie de mon sentier de « vierge marie » hippie, de se poser des questions. Mais non, je ne changerais pas. Ça fait probablement 10, voir 12 ans que j'ai le même état d'esprit. Et ça me va très bien.

Oh, puis après tout, j'fais c'que j'veux. C'est ma vie.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 10:38